LA NOUVELLE-ORLÉANS, EN LOUISIANE

La Nouvelle-Orléans! Cette seule appellation évoque mysticisme et une curiosité certaine pour nous, Québécois! N’est-ce pas une partie de nos origines qui s’y retrouvent? Notre illustre ancêtre Pierre Le Moyne d’Iberville n’a-t-il pas pris possession de ces terres pour le roi Louis XIV à l’époque glorieuse de la Nouvelle-France? On s’en fait mille images en tête, mais c’est en la visitant que la réalité nous rattrape. C’est encore mieux que ce qu’on a imaginé!

Cette destination pourra vous sembler des plus éloignées, mais pour ceux d’entre vous qui désirent accumuler des heures ou encore varier votre route pour l’aller ou le retour de la Floride, le parcours est des plus agréables et aisé en mode IFR comme VFR suivi.

Je m’y suis arrêté pour la seconde fois en avril dernier, en provenance du Sun’n Fun de Lakeland, sur le chemin du retour vers le Québec. Le voyage le long de la côte ouest de la Floride ainsi qu’au sud de l’Alabama est des plus intéressants et la topographie agréable à contempler. À destination, l’approche par le lac Pontchartrain a un cachet unique, un peu comme pour l’aéroport Billy Bishop à Toronto. Le parcours en finale de la piste 18R et son prolongement sur l’eau constituent, à mon avis, ce qu’il y a de plus près d’un appontage sur un porte-avions!

Le terminal Art Deco de Knew

Deux aéroports desservent la Nouvelle-Orléans : celui attitré aux lignes aériennes (KMSY) et celui à l’aviation générale (KNEW). C’est ce dernier que vous devez privilégier. Une fois au sol, le personnel de Flightline First, un des deux FBO à cet aéroport, fera tout le nécessaire pour rendre votre arrivée des plus agréables (ne manquez pas les biscuits cuits sur place), le tout à des tarifs des plus compétitifs. Pour accéder à la ville, à quelque 30 minutes de là, privilégiez Uber, beaucoup plus rapide à la cueillette que le taxi local.

Canal Street

Les week-ends à la Nouvelle-Orléans sont fréquemment l’objet de festivals. Prenez-en bien note avant votre départ, car dans ces circonstances, le prix des hôtels devient excessif. Choisissez un emplacement à proximité du French Quarter, donc idéalement à l’est de Canal Street, rue principale sillonnée par les tramways et séparant le quartier historique du quartier des affaires.

Prévoyez un séjour minimal de trois jours. Là encore, cela pourrait s’avérer insuffisant. Tout l’intérêt de la ville repose sur son indubitable caractère colonial. Le vieux quartier (Vieux Carré) regroupe une collection impressionnante de bâtiments d’époque abritant bistros, restaurants et boutiques. Pour la musique, vous serez comblé sur la fameuse Bourbon Street. Cette rue iconique attire des millions de touristes et visiteurs à longueur d’année. Je suggère de la visiter en fin d’après-midi pour en apprécier l’architecture, car la soirée venue, la foule nombreuse de fêtards qui s’y retrouvent aura tôt fait de vous étourdir. Une des particularités originales de la Nouvelle-Orléans : vous pouvez vous procurer des consommations dans l’un des nombreux kiosques attenants à des restaurants et bistros pour ensuite déambuler d’un music spot à un autre, sans avoir impérativement à vous en procurer un autre dans l’établissement que vous aurez sélectionné pour y observer le groupe s’y produisant. Et des groupes, il y en a! Préparez-vous à une expérience musicale unique. Tous les genres musicaux se retrouvent sur Bourbon Street : du jazz traditionnel au rock contemporain, en passant par le blues et le rock des années 70.

Bistro Jazz

Côté restauration, les saveurs locales sont à privilégier : jambalaya et fruits de mer, dont les fameuses écrevisses, et un incontournable, les beignets saupoudrés de sucre glacé. La cuisine cajun est évidemment omniprésente. Pour les amateurs de bonne bouffe, plusieurs boutiques spécialisées vous offriront des épices locales (embarras du choix garanti), des préparations de base de mets locaux ainsi que le café produit localement.

Pour profiter au maximum de votre séjour, inscrivez à votre agenda la visite du quartier français, la cathédrale St. Louis, le Cabildo (sur Jackson Square), le marché français (un incontournable pour le shopping des saveurs locales) et le musée de la Seconde Guerre mondiale, très impressionnant quant à moi. Pour une once de romantisme, un souper sur le navire à vapeur Natchez sur le Mississippi, mais avec un bémol… il relève davantage de la trappe à touristes que de l’atmosphère d’une autre époque que l’on aimerait ressentir.

Nouvelle-Orléans

À l’extérieur de la ville, la visite d’une ou deux plantations de coton est recommandée et pourquoi pas quelques heures de kayak dans les bayous! Ces excursions et de nombreuses autres sont disponibles et offertes un peu partout dans le district français, dans différents kiosques spécialement dédiés.

Rue typique Nouvelle-Orléans

Vous aurez peu l’occasion d’entendre parler français. Cette langue s’éteint peu à peu, à mon avis, en Louisiane. Toutefois, les fleurs de lys abondent dans tous les décors et dans l’architecture ambiante, rendant cette visite des plus intéressantes pour nous, francophones d’Amérique.

Bon vol!

 

 

 

 

 

 

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