Chronique pour mes amis pilotes privés IFR (1re partie)

Une bonne proportion des pilotes privés obtiennent une annotation IFR afin de rehausser, entre autres, leur efficacité mais aussi leur sentiment de sécurité. Pour certains, cela fait suite à une expérience limite au niveau de la météo; pour d’autres, le retard ou le report de quelques vols ou bien tout simplement pour le défi de se surpasser. Explorons quelques détails pour les vols IFR se déroulant aux aéroports faisant partie de l’espace aérien contrôlé.

Dans un premier temps, revoyons certaines règles entourant la planification du vol IFR. Bien souvent, forts d’une nouvelle annotation et d’avions équipés des derniers équipements, certains pilotes déposent des plans de vol qu’on peut au mieux qualifier d’optimistes… Ainsi, il serait peut-être bon, avant de planifier un vol IFR à 6000 pieds, de Saint-Hubert direct à Kitchener, d’évaluer les possibilités de conflits de cette route avec d’autres routes IFR, voire des aéroports majeurs.

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Prêt au décollage IFR à Saint-Hubert (Gracieuseté de Daniel Villeneuve)

Afin de guider les pilotes IFR dans le choix de routes qui sont acceptables pour le système de navigation aérienne, le Supplément de vol Canada (CFS) inclut une section de planification de vol qui permet de consulter les routes préférentielles approuvées pour différentes destinations à partir de plusieurs aéroports. En utilisant ces routes, on évitera bien souvent les chances de se faire donner un changement d’itinéraire contenant douze nouveaux points de cinq lettres, formant des mots plus ou moins prononçables, et ce, par un contrôleur déjà surchargé dont la patience semble diminuer à mesure qu’il doit les répéter, puis les épeler en alphabet phonétique. Si vous avez de la difficulté à trouver une route pour votre vol, vous pouvez appeler les spécialistes de la sous-unité des plans de vol du CCR (voir CFS) qui pourront vous aider dans le dépôt du plan de vol.

Un autre point important, au départ ou à l’arrivée d’un aéroport situé dans l’espace aérien contrôlé, est de s’assurer que vous serez prêt à vous envoler ou atterrir en même temps que l’avion… Par cela, je veux dire que vous aurez pris soin d’écouter l’ATIS, si disponible, afin de connaître la ou les pistes de décollage et d’atterrissage et de connaître tout facteur qui pourrait influencer votre vol, que ce soit météo, Notam ou autres. Vous aurez aussi à portée de main un calepin et un crayon afin de noter les altitudes, caps, vitesses et autres détails qui vous seront communiqués par le contrôleur et qui demanderont une relecture ou une adhésion stricte. Vous éviterez ainsi de vous mettre dans le pétrin.

Finalement, ne craignez jamais de faire répéter ou de demander un éclaircissement si vous n’êtes pas certain des autorisations ou instructions. Vaut mieux être certain d’avoir bien compris que de douter des informations.

Dans la prochaine chronique, nous aborderons encore une fois le monde IFR pour les privés, mais cette fois-ci, au départ ou à destination d’aéroports situés hors de l’espace aérien contrôlé.

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