L’AUTOGIRE : mythes et réalité

L’autorotation, c’est la sécurité en cas de panne pour un hélicoptère. De nos jours, l’autorotation est exploitée en autogire pour le loisir au Canada, mais commercialement dans plusieurs pays.

On trouve dans les écoles d’autogire au Canada les meilleurs constructeurs sur le marché ainsi que des instructeurs qui s’efforcent de remettre les pendules à l’heure sur l’intérêt et les avantages de cet appareil. On n’empêchera pas un coeur d’aimer les avions, les ballons, les planeurs, les hélicoptères, les pendulaires ou paramoteurs. On les aime tous et l’autogire en fait partie. Plus on l’expérimente, plus on l’aime. Les questions des clients ou des intéressés reviennent souvent : « Que se passe-t-il si le moteur s’arrête en vol? Ça plane? » On peut se diriger vers un terrain propice pour atterrir. L’autogire peut se poser sur quelques pieds.

Le rotor peut-il arrêter de tourner en vol? – Non, si on reste dans son domaine de vol.

Peut-on faire du surplace en vol? – Presque! En altitude, on peut faire du vol stationnaire, mais doucement l’appareil descend en autorotation.

Peut-on décoller sur place? – Non, il n’y a pas de collectif ou changement de pas des pales. Certains constructeurs y travaillent, mais c’est encore en expérimentation.

Peut-on faire de l’acrobatie en autogire? – Non! Il est interdit par la loi de dépasser les 60 degrés en virage, mais plusieurs manoeuvres normales en autogire seraient considérées comme acrobatiques pour un avion (vol stationnaire, vrilles).

Combien de temps faut-il pour obtenir un permis? – La réglementation demande un minimum de 40 heures de théorie et 45 heures de pratique, mais plus on a de formation, plus on est en sécurité.

L’entretien coûte-t-il cher? – Il doit être fait par un mécanicien certifié toutes les 100 heures ou annuellement. Il y a moins de composantes qu’un avion ou un hélicoptère et la maintenance peut être faite généralement dans une journée.

Peut-on embarquer un passager? – Oui, et le passager peut être assuré après 100 heures d’expérience du pilote.

Est-ce que ça vole l’hiver? – Oui, il y a un bon chauffage, mais pour la mécanique, il est préférable de ne pas dépasser moins 20 degrés.

Si je suis pilote d’avion ou d’hélicoptère, cela me permet-il de piloter un autogire? – Non, il faut un permis spécifique à l’autogire, mais un crédit est applicable sur le nombre d’heures théoriques et pratiques.

Si on prend une bonne formation et un bon appareil, y a-t-il un danger? – Sur chaque type d’appareil, il faut toujours garder la base des principes de vol de celui-ci : une bonne inspection pré-vol, ne pas voler fatigué, rester alerte, suivre la réglementation aérienne, etc. Ensuite, le plus grand danger, c’est d’aimer ça!

 

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