LE PARAMOTEUR

 

DE PLUS EN PLUS RECONNU DANS LE MONDE DE L’AVIATION

Originaire d’Europe, c’est au début des années 90 que le paramoteur fait son apparition au Québec. Les adeptes découvrent le potentiel de plaisir en même temps que la réglementation reliée à cet aéronef. Décoller à pied d’un champ, d’une plage ou d’un lac gelé agrandit notre terrain de jeu.

 

 

La popularité croissante du paramoteur est compréhensible en raison de sa facilité d’utilisation et de son faible coût d’achat et d’opération. Par le fait même, le paramoteur se fait connaître à travers le monde. Un budget de moins de 15000 $ permet la formation et l’achat d’un équipement neuf de très bonne qualité.  Cependant, il ne s’agit pas d’un jouet. Il faut une formation complète avec un instructeur paramoteur.  Au Canada, la réglementation oblige un casque de protection, un permis, l’enregistrement de l’appareil et une assurance. Si on possède une radio aviation, le pilote doit avoir son permis restreint d’opérateur radio aviation. C’est simple, c’est un minimum de réglementation qui nous permet de faire beaucoup de choses.

Le paramoteur peut voler très lentement, ce qui est un avantage bien souvent, et peut atteindre des vitesses autour de 70 km/h avec certaines ailes. La simplicité de fabrication cache des années de recherches sur les matériaux utilisés, la légèreté, la performance, l’économie, la fiabilité et l’expérience des pilotes.

Le paramoteur fait voyager les pilotes et leurs familles. Plusieurs rencontres amicales se font à travers le pays et les paramotoristes se retrouvent entre amis et échangent sur leurs expériences de vols ou nouveaux sites d’intérêt. De plus en plus populaire avec les forums de discussions, le sérieux de la pratique l’emporte sur l’attitude frivole des pilotes. Plus on est consciencieux dans cette activité, plus on a du plaisir. L’appareil étant léger et facile à transporter, des paramotoristes parcourent et découvrent le monde en se faisant des amis pilotes d’autres pays. Les rêves se réalisent et, bien souvent, la vie sociale s’épanouit pour les pilotes et leurs familles.

Le campeur ou le motorisé deviennent essentiels pour certains qui ne se séparent pas de leur paramoteur et veulent explorer le monde à partir du ciel. Le vol solitaire, avec le strict nécessaire à la réglementation, offre à certains pilotes un isolement bénéfique au stress de la vie terrestre. Se recueillir d’en haut, en admirant la nature, procure un sentiment d’humilité au pilote et c’est ce qui le fait grandir une fois au sol.

À ma connaissance du monde de l’aviation, c’est l’appareil le plus sécuritaire pour voler. Pas besoin de montagnes avec des conditions thermiques ou dynamiques. On peut voler le matin ou en fin d’après-midi dans des conditions calmes. Pour ce faire, il ne faut pas sauter les étapes. La première chose, c’est de suivre une formation avec un instructeur dans une école spécialisée pour le paramoteur. L’achat et le choix d’un équipement ne devraient se faire qu’après une bonne formation et en étant en règle pour essayer d’éventuels appareils neufs ou usagés. Vérifiez les garanties et le service de pièces. Attention de ne pas acheter un prix ou un « look »! Pas cher, c’est trop cher quand ça ne fait pas l’affaire. De plus en plus de femmes sont paramotoristes. Elles « magasinent », en plus d’être d’excellentes pilotes.

 

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