UN AUTOGIRE, ÇA VOLE BIEN L’HIVER… QUAND ON SAIT S’Y PRENDRE!

La pratique du pilotage toutes saisons perfectionne l’habileté d’un pilote autant que la mécanique qui fonctionne régulièrement se maintient en bon état. Toute l’année, on peut voler et le rendement de votre investissement en sera majoré.

 

La formation en autogire aborde le pilotage d’hiver. L’an dernier, le Canada a été traversé en autogire l’hiver. Des rencontres amicales entre pilotes se font sur des lacs gelés ou des pistes entretenues et des appareils de différentes catégories s’y retrouvent, dont des autogires. Il faut connaître le plaisir de voler l’hiver et en profiter. Bien souvent, les conditions de vol sont plus calmes. De plus, le fait d’être bien assis sur un siège chauffant dans une cabine confortable rend le vol des plus agréables. La portance est bien meilleure que l’été. Il y a un peu moins de trafic, mais la lumière et la clarté du ciel sont incomparables. Les couleurs d’un coucher de soleil sur les glaces du fleuve ou l’immensité du tapis blanc sous nos yeux ne demandent qu’à être partagées.

Un autogire ne prend pas beaucoup de place dans un hangar et il est préférable de le garder au sec. Le décollage sur une surface glacée est différent et requiert un peu d’expérience. Néanmoins, on y trouve un intérêt pour certaines manœuvres. Jusqu’à moins 15 degrés, on peut voler facilement si le taux d’humidité n’est pas trop élevé. Par grand froid, un moteur peut s’user prématurément. Au démarrage, l’huile moins fluide circule plus difficilement et le démarreur et la batterie sont plus sollicités… En dessous du point de congélation, un peu de chaleur va aider la mécanique du moteur et l’ensemble des pièces.

L’autogire se pose sur une très courte distance, ce qui est un avantage en cas de problème, mais en aviation aucune règle de sécurité n’est à négliger… Évitez les zones d’humidité visibles. Une averse de neige peut vous faire perdre la référence visuelle au sol. En fin de journée, laissez-vous une marge de temps de vol avant la tombée du jour, car une trajectoire peut être modifiée et rallongée à cause de la météo. Quand il y a plus de 80 % d’humidité, des conditions de givre se retrouvent entre environ moins 5 et plus 10 degrés, voire plus si on vole dans des zones humides comme de la brume, près de l’eau, des nuages ou la pluie.

La plupart des autogires récents utilisent un moteur Rotax aviation et le système antigivrage des carburateurs va aider grandement à éviter des problèmes. L’hélice ou les pales du rotor sont sujettes au givre qui peut occasionner des vibrations, une perte de puissance de l’hélice ou une perte de portance du rotor. Quelques précautions sont à retenir : drainer régulièrement l’eau dans l’essence, garder si possible le réservoir plein, amener avec soi des vêtements supplémentaires et une couverture isothermique, vérifier sa trousse de premiers soins et être respectueux des itinéraires ou des plans de vol. Si vous avez un doute, consultez votre instructeur.

Pensez à ce que vous auriez besoin en cas de panne… Il serait trop bête de se sauver d’un accident mais de mourir de froid!

 

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